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Le plus rapide sur les plus grands circuits

Newsletter Kévin Estre - 10 juillet 2014 par Romane Didier

Le Mans Porsche Cup, 14 juin
24 Heures ADAC du Nürburgring, 21-22 juin
Blancpain Endurance Series, Paul Ricard HTTT, 28 juin
Porsche Mobil 1 Supercup, Silverstone, 5-6 juillet

Le plus rapide sur les plus grands circuits

En l’espace de deux week-ends, Kévin Estre a réalisé la pole position sur deux circuits qui comptent parmi les plus longs, difficiles et prestigieux d’Europe. Sur le Grand Circuit de la Sarthe, il a tourné plus vite que 61 Porsche Cup identiques à la sienne en lever de rideau des 24 Heures du Mans. Pour ses premières 24 Heures du Nürburgring, Kévin n’a pas seulement offert une pole à Dörr Motorsport et à McLaren GT. Son chrono de 8’10’’921 est aussi un nouveau record sur les 25378 mètres du circuit ! Dans la Sarthe comme autour du Massif de l’Eifel, le Français a également signé le meilleur tour en course… Il ne lui a donc manqué que la victoire !



Le Mans Porsche Cup : un exploit à domicile mal récompensé

L’homme aux 38 victoires en Porsche Cup a rejoint le team Tsunami RT d’Oleksander Gaidai pour l’événement. En attendant de participer un jour aux 24 Heures du Mans, Kévin a montré son aisance sur les 13,629 km d’un des rares circuits routiers où l’on dépasse 200 km/h de moyenne. L’intense trafic en piste n’a toutefois pas facilité la conquête de la pole. « Je détenais le meilleur temps quand le drapeau rouge a interrompu la séance. A la relance, tout le monde est reparti avec un second train de pneus neufs. Plusieurs pilotes ont amélioré mon chrono pendant que je rencontrais du trafic. J’ai signé la pole dans mon troisième tour lancé, alors que les pneus avaient déjà perdu une partie de leur efficacité. »

La victoire semblait ne pas devoir échapper au champion de la Porsche Carrera Cup Allemagne en titre, qui a eu fort à faire avec le champion de la Porsche Carrera Cup Asia 2013 au deuxième tour. « J’ai pris le meilleur au départ, mais Earl Bamber s’est rapproché à l’aspiration. Il est venu à côté de moi une fois, deux fois et la troisième fois il a donné un coup de volant, nous nous sommes touchés et le nez de ma voiture a décollé vers le ciel. Heureusement, elle a gentiment « atterri » mais le choc a modifié la géométrie. J’avais le volant de travers. » Kévin poursuit sa route tandis que son adversaire renonce. « J’ai attaqué pour lâcher Ben Barker. A deux tours de la fin, j’ai dû ralentir derrière un retardataire car les drapeaux jaunes étaient agités. Barker est revenu mais j’ai réussi à le distancer à nouveau. Hélas, au dernier passage entre Mulsanne et Indianapolis, mon pneu arrière gauche a éclaté. Je n’ai même pas pu rejoindre l’arrivée… »

24 Heures du Nürburgring : un Français, une Anglaise, une pole et un record

La déception du Mans à peine digérée, Kévin s’est concentré sur un autre objectif qui lui tenait à cœur : faire briller la McLaren sur le terrain de ses rivales allemandes. Associé à Peter Kox, Tim Mullen et Sascha Bert dans l’équipage de la 12C GT3 n°66, Kévin est chargé de disputer le « Top 30 », qui fixe les premières lignes de la grille de départ des 24 Heures du Nürburgring. Les pilotes sont lâchés toutes les dix secondes pour deux tours chronométrés. En 8’10’’921, Kévin décroche la pole avec 2 secondes et demi d’avance ainsi que le record du tracé de 25378 mètres qui associe la Nordschleife et le circuit Grand Prix. « Un Français qui améliore la pole de 2013 de plus de 6 secondes au volant d’une voiture anglaise, ce n’est pas si fréquent au Nürburgring ! »

Samedi 21 juin à 15h00, le pilote d’usine McLaren GT s’échappe en tête avant de devoir s’arrêter pour changer un pneu crevé. « Cet incident a décalé nos relais, mais j’ai repris la 1ère place quand nos adversaires ont ravitaillé et j’avais 2 minutes et demi d’avance au changement de pilote. J’ai établi le meilleur temps en course en début de soirée et nous nous sommes battus pour la première place jusqu’à minuit. » Quatre tours sont alors perdus à cause d’une fuite d’eau. A 1h00, un accrochage entre Peter Kox et une Aston Martin entraîne l’abandon de la n°66.

Blancpain et Supercup : courses écourtées en France et en Angleterre



Kévin poursuit sa saison sur un rythme effréné : il a pris part à dix meetings au cours des onze derniers week-ends ! Au Paul Ricard, ART Grand Prix lui a confié le soin de qualifier la McLaren qui menait la Blancpain Endurance Series Pro Cup. « J’ai fait le même premier secteur qu’Alvaro Parente, qui pilote l’autre 12C GT3 du team, avant de rencontrer un problème mécanique dans le secteur 2. Nous sommes partis en fond de grille, j’ai doublé treize pilotes en un demi-tour. A l’approche du double-droite du Beausset, le pilote qui roulait derrière moi s’est loupé et a percuté ma roue arrière droite. L’équipe a tenté de réparer, en vain. »

Enfin, l’occasion de retrouver l’ambiance de la Porsche Supercup s’est présentée à Silverstone. « J’ai été invité par mon ancienne équipe Attempto qui fait rouler deux débutants. Je me suis classé P3 aux essais libres et P6 en qualification. Les conditions de piste ont évolué pendant la séance et nous avons fait une petite erreur de gestion des pneus. Au départ de la course, je me suis hissé au 4ème rang mais un de mes coéquipiers m’a envoyé en tête à queue. Je suis reparti à 5 secondes du peloton pour finir 11ème. »

La prochaine destination est le Canada, où Kévin disputera une manche du United SportsCar Championship les 12 et 13 juillet. Deux semaines plus tard, il sera temps de penser au troisième double tour d’horloge de la saison, les 24 Heures de Spa !